Mariage

Étrange comme titre n’est-ce pas? Et pourtant véridique. Tous les mariés que je photographie ont cette aura, cet état d’esprit, ce petit quelque chose qui me donne envie d’aller chercher les plus belles images que je puisse réaliser. Ils me donne la force de me dépasser, de me remettre en question et de vouloir évoluer, toujours évoluer. Il y’a cette ambiance, cette atmosphère, ce truc dans l’air qui sont propices à la création, à l’épanouissement de soi-même. Mais alors qu’est-ce que c’est? Comment ça marche? Y’a t’il un secret derrière tout ça? Et bien la réponse est NON, tout est juste simple et naturel.

Lorsque je rencontre les futurs mariés, j’attache une importance particulière au feeling. Je cherche à en savoir plus sur leurs goûts, leurs loisirs, leurs habitudes de vie, bref je cherche à les connaître. De cette façon je peux mieux comprendre leurs attentes par rapport aux photos de mariage et savoir si je peux y répondre. J’accorde d’ailleurs la plus grande importance sur ce point, car c’est ce qui va décider de la suite de l’aventure. Nous n’avons pas spécialement besoin d’avoir des points en commun (même si ça peut aider) ou les mêmes centres d’intérêt. Après tout nous sommes tous différents et uniques. Ce que je vais écrire va paraître idiot, mais c’est en tout cas la genèse d’une collaboration réussie: Est-ce que les futurs mariés aiment mes images?

Lors d’une rencontre la future mariée avait adoré mes photos, mais étrangement elle m’a demandé si je pouvais réaliser des images, des retouches et des compositions d’album qui étaient très différentes de ma manière de travailler. Je me suis vraiment demandé pourquoi elle m’avais contacté si c’est pour réaliser des photos qui ne me ressemblent pas. Au final j’ai préféré mettre un terme au rendez-vous et ne pas continuer l’aventure, car ça aurait été bénéfique pour personne. Mais admettons que j’accepte sa demande, que ce serait-il passé par la suite? Je me forcerai, sans envie et sans énergie, à réaliser les photos que les mariés me demandent, elles ne ressembleront pas à mon style (ce pourquoi ils m’ont contacté), les mariés me demanderont pourquoi, je leur dirai que j’ai répondu à leurs souhaits mais qu’au fond je n’ai pas écouté mon coeur. Les images seront au final banals, sans originalité, je ne serais pas content, ils ne le seront pas aussi, et la collaboration se terminera sûrement avec un arrière-goût de déception et d’inachevé. Et ce n’est pas terminé, comme les mariés ne sont pas satisfaits de leurs images, ils ne parleront pas en bien de moi à leur entourage, petit à petit je me construirai indirectement une réputation de photographe banal, et en conséquence j’aurai de moins en moins de contact, de travail, et de passion pour mon métier. Logique non? Je prends ici le cas d’une situation qui pourrait aller vers l’extrême, mais je ne pense pas que ce soit inimaginable. Lorsqu’on accepte de faire des choses que l’on aime pas, même si le résultat ne se voit pas, il se ressent, surtout dans l’attitude et dans la manière de communiquer avec autrui. Vous l’aurez compris, je me donne la possibilité d’accepter mais aussi de refuser les futurs mariés que je rencontre. Si je ne suis pas le bon photographe, je ne me force pas et redirige les mariés vers un photographe plus à même de répondre à leur demande.

Lorsque les mariés apprécient mes images et souhaitent avoir leur mariage photographié par moi et avec mon regard personnel, c’est juste un bonheur. Je peux travailler comme je le veux, j’apprécie chaque minute de ce temps passé avec les mariés, donc je donne le meilleur de moi-même, ils sont contents car ils obtiennent les images qu’ils souhaitaient, et du coup parlent naturellement de l’expérience positive qu’ils ont eus avec moi. C’est le cercle vertueux qui s’enclenche.

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