FUJI X100S

Voici un petit test non scientifique du petit baroudeur favori de beaucoup de photographes amateurs et professionnels, le Fuji X100S. Et pour le mettre sous tous les feux d’épreuves, rien de mieux qu’une promenade au parc Disneyland Paris. Une ballade en mode street photographer de 3 heures m’a permis de voir l’étendue des capacités de cet appareil bon à (presque) tout faire.

 

Review Fujifilm X100S at Disney Land Paris

Disneyland with Fuji X100S

Tout d’abord je tiens à dire que toutes les photos (exceptée celle avec le Fuji bien sûr) ont été prises avec le Fuji X100S en mode jpg sans retouches, tous droit sortis du boitier. La balance des blancs a été mise sur auto, le style d’image sur standard et la réduction du bruit sur zéro.

Le Fuji X100S est tout d’abord petit, et ça c’est un point très important à souligner. Car cela me permet de me déplacer et de me mêler à la foule avec beaucoup plus de facilité qu’avec un reflex numérique standard. Je peux le tenir d’une seule main, et personne (ou presque) ne remarque sa présence. Pour faire de la photo de rue, c’est juste parfait. En plus son design ressemble aux appareils argentiques du siècle dernier, il a une classe pas possible et il est beaucoup moins intimidant qu’un reflex comme un nikon D7000 ou Canon 1000D (avec des gros zooms lol). Par rapport à mon Sony A99 c’est une expérience radicalement différente. Le Fuji a une optique fixe équivalente à un 35mm, le Sony est interchangeable. L’un est petit et transportable, l’autre est gros et, hum, transportable aussi, mais avec une certaine limitation ou inconvénience (tout dépendra du contexte je dirai). Le fuji a d’énormes qualités, mais il ne peut pas tout faire. Pour ce qu’il sait faire en tout cas, il le fait à merveille.

Je me suis retrouvé à maintes reprises dans des espaces intérieurs avec peu de lumières, et c’était l’occasion parfaite de tester les hautes sensibilités du Fuji. Star Wars, grottes, restaurants et couloirs, le capteur du X100S a eus droit à tout type de contexte. J’ai lu dans plusieurs tests que le Fuji est tellement bon dans les hautes sensibilités qu’il y’a juste à mettre les ISO en auto de 200 à 6400, et juste oublier ce réglage, shooter shooter shooter. J’ai décidé de faire de même, et wouaouh quelle surprise. La qualité est juste époustouflante. A 3200 et 6400 ISO le bruit de chrominance est quasi inexistante et le bruit de luminance est sublimement maitrisée. Les jpg du Fuji sont d’une qualité si élevée qu’il n’y a pas besoin (dans la plupart des situations) d’utiliser le mode RAW. Lors de ma ballade le X100S s’est très souvent positionné sur 6400 ISO, et je n’ai eus aucun gêne à le laisser faire. Et ça doit bien être la première fois dans ma carrière que j’ai fermé le diaphragme à F4 ou F5.6 en pleine obscurité, avec 1/8 de seconde de vitesse d’obturation, 6400 ISO et prise de vue à main levée, et ce sans aucune gêne de me retrouver avec une image bruitée et des détails complètement mous et perdus. Avec les possibilités offertes par cet appareil je viens même à repenser ma manière de photographier. My goodness 🙂

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Avec la réintégration de la bague de diaphragme et de la molette de vitesse d’obturation, on retrouve le maniement des appareils mécaniques et manuels. Le viseur hybride est très agréable à utiliser. Mais avec le problème de parallaxe la mise au point est difficile à réaliser avec un sujet rapproché en viseur télémétrique. Par contre en viseur électronique ou avec l’écran l’autofocus fonctionne à merveille, est rapide et précis. Mais comme j’ai dit plus haut, le Fuji X100S fait beaucoup de choses, mais pas tout. Et c’est là où les reflex sont bien en avance par rapport aux hybrides, ce sont les photos de reportage ou d’évènementiels. Dans ces situations il faut être rapide et capturer les moments éphémères, la détection de phase des reflex est rapide et les systèmes autofocus sont très performants. Même si la détection de contraste (avec un peu de détection de phase) des hybrides sont en constante évolution, ils sont à ce jour pas encore assez efficaces. Pour exemple j’ai photographié un enfant de 2 ans en extérieur qui était assez dynamique et mobile, pour 10 photos prises j’en avait seulement 2 ou 3 de nettes.

Il y’a encore beaucoup de choses à dire sur le Fuji X100S, mais je vais m’écourter. Mon utilisation de cet appareil va de la photo de voyage, photo de famille, photo de rue. Il servira à alimenter mon blog, à faire des croquis, des photos pour repérage de lieu et juste un peu de photos pour mon travail de portraitiste (juste un peu). Mon reflex a toujours la place la plus importante lorsqu’il s’agît de réaliser des images pour mes clients, mais en dehors de tout aspect « professionnel », mon appareil favori est bel et bien le Fuji X100S.
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